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Un cerveau plus jeune grâce à la méditation

Elena Sender

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Publié le 10-02-2015 à 11h13

Cette pratique aurait un effet neuroprotecteur, en amoindrissant la perte du volume cérébral consécutif à l’âge.

DÉCOUVERTE. Méditer protégerait notre cerveau du déclin ! Telle est la découverte étonnante qu’a faite une équipe de l’université de Californie de Los Angeles, menée par Eileen Luders. Pour démontrer cela, 100 personnes de 24 à 77 ans ont été recrutées. 50 % pratiquaient la méditation depuis quatre à quarante-six ans. L’autre moitié constituait le groupe témoin. Tous ont passé une IRM qui a révélé l’anatomie de leur cerveau. Sur les clichés, l’observation est sans appel : si, avec l’âge – et comme on le savait déjà –, la matière grise (corps cellulaires des neurones et connexions) se réduit d’une façon générale dans les deux groupes, la « pente de régression » n’est pas la même. Celle du groupe témoin était « considérablement plus raide » que celle du groupe des « méditants ». Avec, localement, un effet encore plus marqué dans certaines zones comme l’hippocampe impliqué dans la mémorisation. Autrement dit, la pratique mentale amoindrirait la perte inéluctable du volume cérébral selon les auteurs.

la méditation stimulerait ainsi la genèse des branches des neurones et des connexions

Par quel mécanisme ? Les sujets en méditation, souvent assis en lotus yeux mi-clos, semblent se reposer. Il n’en est rien ! En réalité, ils pratiquent un exercice mental puissant. Celui-ci consiste à entraîner son esprit à focaliser son attention sur ses sensations, sur le moment présent, puis à apprendre peu à peu à les réguler. Le but étant de ne pas se laisser distraire. Or, en réalité… c’est impossible ! L’esprit se détache sans cesse de l’objet de son attention pour vagabonder. Une pensée, un son, une sensation et hop ! l’esprit divague. Tout l’exercice consiste donc à prendre conscience de ce vagabondage et à ramener son attention à nouveau sur l’objet. Un exercice finalement extrêmement exigeant. Selon les auteurs américains, comme toute autre activité mentale intense, la méditation stimulerait ainsi la genèse des branches des neurones (dendrites) et des connexions (synapses). Ces microchangements anatomiques aboutissant à un gain global de matière grise qui compenserait la perte due à l’âge. La méditation agirait également en réduisant le niveau de stress, délétère pour les neurones.

BIENFAITS. Cette étude est la suite logique d’une longue série prouvant les bienfaits de cette pratique sur le cerveau. En 2005, le Dr Sarah Lazar du Massachusetts General Hospital, à Boston (États-Unis) détectait déjà chez des « méditants » réguliers un épaississement du tissu cérébral du cortex préfrontal gauche impliqué dans les processus cognitifs, émotionnels et le sentiment de bien-être. En 2010, cette même chercheuse montrait aussi un grossissement de l’hippocampe et un rétrécissement de l’amygdale (sensible à la peur). Le cerveau méditant paraît aussi mieux connecté. En 2012, Eileen Luders s’est ainsi aperçu, grâce à l’IRM de diffusion, quelles fibres neuronales (la matière blanche) de personnes qui méditent sont plus nombreuses et plus denses entre les différentes régions cérébrales et qu’il y a déjà « considérablement » moins de perte liée à l’âge que chez des témoins.

La pratique de la méditation apprend à réaffecter ses ressources attentionnelles et à ne pas se laisser distraire »

Mais les bénéfices ne sont pas que structurels. Dès 2009, Antoine Lutz, chercheur français au laboratoire de Richard Davidson de l’université de Wisconsin-Madison (États-Unis) – le premier à avoir mené des travaux d’imagerie sur le cerveau des moines bouddhistes en 2001 – aujourd’hui au Centre de neurosciences de l’Inserm à Lyon, en révélait les bienfaits cognitifs : « Notre étude sur des méditants intensifs (huit heures par jour) montre, au bout de trois mois que lors d’exercices d’attention soutenue, le temps de réaction varie moins qu’avant l’entraînement et la réponse cérébrale est plus stable. » (Sciences et Avenir n° 797, juillet 2013). Auparavant, en 2007, il découvrait que cette pratique permettait de cultiver une plus grande flexibilité cognitive. « Lorsque vous rencontrez une émotion négative, vous aimeriez pouvoir vous en désengager de manière flexible. Notre étude montre que la pratique de la méditation apprend à réaffecter ses ressources attentionnelles et à ne pas se laisser distraire. »

La méditation améliore l’attention mais pas seulement. Catherine Kerr chercheuse à l’université Brown (Providence, États-Unis) présentait elle aussi sa théorie dans une publication (Frontiers in Human Neuroscience, 2013) : l’exercice mental permettrait d’apprendre à moduler ses sensations, tel le bouton du volume d’une chaîne stéréo. Catherine Kerr note que cette capacité à réguler ses sensations est indispensable au bien-être, qu’elle peut aider les personnes dépressives à gérer les pensées négatives ou les malades leurs douleurs chroniques.

La méditation, médicale

L’utilisation « médicale » de la méditation remonte à la fin des années 1970 quand un scientifique américain convaincu, Jon Kabat-Zinn professeur de médecine émérite à l’université du Massachusetts, docteur en biologie moléculaire, a eu l’idée révolutionnaire de « laïciser » la pratique des moines bouddhistes pour n’en garder que l’aspect pratique. Kabat-Zinn a ainsi développé un programme baptisé « réduction du stress à partir de la pleine conscience » (en anglais Mindfulness Based Stress Reduction, ou MBSR) à base de yoga et, surtout, de méditation. Les essais réalisés par Kabat-Zinn sur des patients ont montré que cette pratique prévenait la rechute de la dépression, la douleur chronique, la gestion du stress ainsi que de nombreuses maladies liées aux troubles de l’humeur. Les National Institutes of Health américains ont alors lancé des études pour comprendre les mécanismes cognitifs et neuronaux sous-tendant ces résultats cliniques. Aujourd’hui le MBSR (ou le MBCT,Mindfulness Based Cognitive Therapy, spécifique à la dépression) est proposé dans près de 200 hôpitaux américains. La France commence seulement à s’y intéresser de près. Le premier diplôme universitaire a été inauguré en 2013 l’université de Strasbourg.

 

Les 4 phases de la méditation

Que se passe-t-il sous notre crâne lorsqu’on médite ? Wendy Hasenkamp, neuroscientifique de l’université d’Atlanta (États-Unis) et son équipe ont demandé à des méditants expérimentés de pratiquer pendant vingt minutes allongés dans un scanner et d’appuyer sur un bouton dès qu’ils prenaient conscience que leur esprit s’échappait. Résultat : l’équipe a découvert que le cerveau traversait un cycle de quatre phases, identifiables par l’activation de quatre réseaux neuronaux différents (logiquement) liés à l’attention (voir l’infographie ci-dessous). Ce cycle cognitif se répète maintes fois durant la séance de méditation, modifiant l’état de conscience de l’individu, et finissant par déclencher un sentiment de bien-être.

Extrait de Sciences et Avenir n° 797, page 32

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Monsieur Mindfulness
Monsieur Mindfulness a posté le 31 mars 2016 à 16h57

Merci pour cet article très complet et très bien renseigné, en particulier sur les 4 phases de la méditation. Il est cependant à noter qu’il existe différentes formes de méditation et que celle dont il est question ici concerne plus particulièrement la Mindfulness (http://mmindfulness.fr) ou « méditation pleine conscience » qui se focalise plus particulièrement sur le moment présent.

 

A Ciel Ouvert // Les nouvelles


« Il n’y a que l’Esprit qui peut modifier les choses… mais malheureusement l’Esprit a été pris en otage par le mental humain. » nous dit Pierre Rabhi dans un entretien filmé que nous venons de mettre en ligne sur notre site. Il y parle de l’importance du sacré et de la spiritualité comme il le fait rarement.
Lançant son Forum civique, il affirme aussi : « C’est la société civile qui sauvera l’avenir. »
Cet important document est à voir ici.
Bien chaleureusement
Alain Chevillat

www.acielouvert.org

Une étude d’Harvard dévoile les bienfaits de la méditation sur notre cerveau

Il y a eu beaucoup d’études qui ont montré les nombreux bienfaits physiologiques de la méditation, et celle-ci vient de l’Université Harvard.

Cette étude à duré huit semaines et elle a été menée par des chercheurs de Harvard au Massachusetts General Hospital (MGH), elle a déterminé que la méditation reconstruit entièrement la matière grise du cerveau en huit semaines seulement. C’est la première étude à documenter que la méditation produit des changements au fil du temps dans la matière grise du cerveau humain. ( 1 )

Une étude d’Harvard dévoile les bienfaits de la méditation sur notre cerveau :

« Bien que méditer soit associé à un sentiment de calme et de relaxation physique, les médecins ont longtemps prétendu que la méditation offre également des avantages cognitifs et psychologiques qui persistent tout au long de la journée. Cette étude démontre que les changements dans la structure du cerveau peuvent expliquer une partie des améliorations remarquées et que les personnes ne se sentent pas seulement mieux du fait de pratiquer la méditation et d’être détendus « .  – ( 1 )Sara Lazar du Programme de recherche neuroimagerie MGH psychiatrique et instructeur Harvard Medical School en psychologie

L’étude a impliqué la prise d’images de résonance magnétique (IRM) du cerveau de 16 participants pendant 2 semaines. Les images IRM des participants ont aussi été prises après que la fin de l’étude.

« L’analyse des images IRM, qui a porté sur les domaines où les différences de méditation associée ont été observées dans des études antérieures, a trouvé une augmentation de la densité de matière grise dans l’hippocampe, important pour l’apprentissage et la mémoire, et dans les structures associées à la conscience de soi, la compassion et l’introspection. «  ( 1 )

Pour l’étude, les participants se sont engagés dans la pratique de méditation chaque jour pendant environ 30 minutes. Ces pratiques consistaient à se concentrer sur des enregistrements audio de méditation guidée, prise de conscience, non-jugement des sensations, des sentiments et de l’état d’esprit.

«C’est fascinant de voir la plasticité du cerveau et que, en pratiquant la méditation, nous pouvons jouer un rôle actif dans l’évolution du cerveau et pouvons augmenter notre bien-être et qualité de vie. D’autres études dans différentes populations de patients ont montré que la méditation peut apporter des améliorations importantes dans une variété de symptômes, et nous étudions actuellement les mécanismes sous-jacents dans le cerveau qui facilitent ce changement. »- ( 1 ) Britta Holzel, premier auteur de l’article et chercheur à l’Université de Giessen MGH et en Allemagne

Comment méditer

Une idée fausse commune sur la méditation, c’est que vous devez vous asseoir d’une certaine manière ou faire quelque chose en particulier pour atteindre les différents avantages qu’elle peut fournir. Tout ce que vous avez à faire est de vous placer dans une position qui est confortable pour vous. Cela peut être assis les jambes croisées, couché dans un lit, assis sur un canapé, etc, c’est votre choix.

Une autre idée fausse commune au sujet de la méditation, est que vous devez « essayer » de vider votre esprit. Un facteur important, que j’ai apprécié en lisant l’étude mentionnée ci-dessus est que les participants étaient engagés dans « la conscience du non-jugement des sensations, des sentiments et de l’état d’esprit. » En méditant, vous ne devriez pas essayer de faire le « vide » dans votre esprit. Au lieu de cela, essayez de laisser vos pensées, les sentiments et les émotions que vous ressentez à l’écoulement du temps. Ne les jugez pas, laissez-les aller et venir et être en paix avec elle. Le vide se fera plus tard, tout seul.

Je crois aussi que cette pratique est un état d’esprit plus qu’autre chose. Je pense que l’on ne doit pas s’asseoir pendant une demi-heure et « méditer » pour ainsi dire, pour en récolter les avantages, ni s’engager dans la pratique elle-même. On peut être engagé dans la méditation quand on est sur un pied, par exemple, ou juste avant de dormir. Tout au long de la journée, on peut résister à juger nos pensées, laisser couler jusqu’à ce qu’elles ne soient plus, ou tout simplement être dans un état constant de paix et de conscience de soi. Contrairement à la croyance populaire, il y a plus d’une façon de méditer.

« Une des choses les plus fondamentales sur la méditation est qu’aucune technique conduit à la méditation. Les anciennes soi-disantes techniques et les nouvelles techniques de biofeedback scientifiques sont les mêmes dans la mesure où la méditation est concernée. La méditation n’est pas un sous-produit d’une technique. La méditation arrive au-delà du mental. Aucune technique ne peut aller au-delà l’esprit « -. Osho

Sources Une étude d’Harvard dévoile les bienfaits de la méditation sur notre cerveau:

(1)   http://news.harvard.edu/gazette/story/2011/01/eight-weeks-to-a-better-brain/

– See more at: http://sain-et-naturel.com/etude-bienfaits-de-la-meditation-sur-notre-cerveau.html#sthash.TCjVZJcq.d

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Article Time 28/12/2015

NEW STUDIES SHOW HOW OUR MOODS AFFECTS OUR HEALTH-

FOR BETTER AND FOR WORSE

Alexandra Sifferlin

 

Mindfulness and body fat:

« In an October 2015 study, people with mindful dispositions-an habilityto stay focused on the présent moment-were found to have less body fat. Men and women with lower levels of mindfulness had a 34% higher prevalence of obesity compared with people with high level of mindfulness. Though it’s only an association, researchers suggest people who are more aware may be more likely to eat healthy and exercise more. »

cf/ la qualité d’attention amène à  manger plus sainement et à faire plus d’exercice..

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Article Mathieu Ricard Liberation Août 2015

http://www.liberation.fr/futurs/2015/08/21/matthieu-ricard-que-l-on-arrete-de-nous-tanner-en-disant-que-les-gens-sont-naturellement-mefiants_1367178

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Quelques idées fausses sur la méditation..

Beauduc coté kyte

 

Méditer c’est se déconnecter « se couper du monde »
Ce n’est pas fuir la réalité mais au contraire appréhender le présent de la façon la plus intime possible.

 

C’est atteindre un état mental particulier, par exemple:« faire le vide dans sa tête » ..ce qui est impossible et serait contraire à la nature de l’esprit.
C’est plutôt accepter le vagabondage de l’esprit qui est son fonctionnement normal.

 

« C’est une relaxation » on ne cherche pas à atteindre la détente, si elle se manifeste ,c’est plus la conséquence d’une pratique de l’attention soutenue, mais elle n’est pas recherchée en tant que telle.

 

C’est une pratique religieuse venue d’orient.
La méditation ne repose sur aucune croyance particulière,tout le monde peut méditer quelques soient ses convictions.
C’est faire l’expérience individuelle de ce que nous vivons au moment ou nous le vivons.